Quand on parle de sèche, le principe de base revient toujours : le déficit calorique. Dépenser plus de calories qu’on en consomme. Sur le papier, c’est simple. Dans la vraie vie, compter chaque calorie et peser chaque aliment peut vite devenir épuisant.
Je l’ai fait pendant des années, et honnêtement, ça fonctionne. Mais c’est aussi chronophage et parfois difficile à tenir sur le long terme, surtout si on a une vie sociale ou des enfants. La bonne nouvelle ? On peut sécher efficacement sans devenir obsédée par les chiffres.
Voici 7 principes que j’applique et que je partage avec vous pour perdre du gras tout en préservant votre muscle durement gagné.
Principe 1 : Créez un déficit modéré, pas radical
Le déficit calorique reste incontournable. Si vous consommez autant que ce que vous dépensez, votre corps n’a aucune raison d’aller puiser dans ses réserves de graisse.
Mais attention, un déficit trop important n’est pas la solution. Couper drastiquement vos calories va certes créer une perte de poids rapide, mais au prix de quoi ? Fatigue chronique, perte de muscle, faim insupportable, et souvent un abandon en cours de route.
Le meilleur compromis se situe entre 0,5 et 0,7% de votre poids corporel par semaine. Pour une femme de 65 kg, ça représente environ 325 à 450 grammes par semaine. Ça peut sembler lent, mais c’est cette approche qui vous permet de garder votre énergie, votre force à l’entraînement, et surtout votre masse musculaire.
En pratique, plutôt que de tout couper d’un coup, réduisez progressivement vos portions. Commencez par retirer une demi-portion de féculents à un repas, observez les résultats sur deux semaines, puis ajustez si nécessaire.
Principe 2 : Maintenez votre entraînement de musculation
Si je devais choisir une seule chose à garder pendant une sèche, ce serait la musculation. Beaucoup de femmes pensent qu’il faut augmenter le cardio et réduire les charges en musculation pour « affiner ». Grosse erreur.
La musculation envoie un signal clair à votre corps : « J’ai besoin de ce muscle, garde-le ». Quand vous êtes en déficit calorique, votre corps cherche à économiser de l’énergie. Si vous arrêtez de soulever lourd, il va se dire « Ok, elle n’utilise plus ses muscles, autant s’en débarrasser ».
Gardez les mêmes charges et le même volume d’entraînement autant que possible. Oui, vous allez peut-être ressentir un peu plus de fatigue, et c’est normal. Mais maintenir l’intensité vous assure de conserver votre muscle pendant que vous perdez du gras.
Le cardio ? Optionnel. Il peut aider à créer un déficit supplémentaire, mais ce n’est pas obligatoire. J’ai fait des sèches très efficaces sans ajouter une seule minute de cardio.
Principe 3 : Faites des protéines votre priorité absolue
Les protéines, c’est votre meilleur allié en période de sèche. Elles ont deux avantages majeurs.
Premièrement, elles protègent votre masse musculaire. Quand on sèche, on essaye de limiter au maximum la perte de muscle grâce à trois recommandations : pratiquer la musculation, avoir une diète riche en protéines, et contrôler la vitesse de perte. Si vous avez plus de 20% de masse graisseuse et que vous suivez bien ces recommandations, vous perdrez une quantité de muscle tellement faible qu’elle ne sera pas visible.
Deuxièmement, les protéines sont les macronutriments les plus rassasiants. Vous aurez moins faim, et c’est un point non négligeable quand on est en déficit.
Visez une source de protéines à chaque repas : œufs au petit-déjeuner, poulet ou poisson au déjeuner, tofu pour les végétariennes, ou même un shaker de protéines en poudre si vous manquez de temps. Pas besoin de calculer au gramme près, assurez-vous simplement que chaque assiette en contient.
Principe 4 : Contrôlez la vitesse, pas chaque calorie
Voilà le principe qui change tout. Au lieu de vous focaliser sur le nombre exact de calories que vous mangez, concentrez-vous sur la vitesse à laquelle vous perdez du poids.
Pesez-vous une fois par semaine, toujours dans les mêmes conditions (par exemple le lundi matin à jeun après être passée aux toilettes). Prenez aussi des photos et des mesures, parce que la balance ne dit pas tout.
Si vous perdez à la bonne vitesse (0,5 à 0,7% par semaine), ne changez rien. Sérieusement, même si vous êtes tentée d’accélérer ou de modifier quelque chose, résistez. Vous avez trouvé ce qui fonctionne, pourquoi prendre le risque de casser votre élan ?
Si ça stagne pendant deux semaines consécutives, alors oui, ajustez légèrement. Retirez une demi-portion de féculents au repas le plus éloigné de votre entraînement. Observez à nouveau. Si besoin, ajustez encore.
Cette méthode vous libère de l’obsession des chiffres tout en gardant le contrôle sur vos résultats.
Principe 5 : Remplissez votre assiette avec des légumes "volume"
La faim, c’est l’ennemi numéro 1 d’une sèche réussie. Si vous avez constamment faim, vous allez craquer. Et je vous comprends, moi aussi j’ai craqué plus d’une fois.
La solution ? Remplir votre estomac avec des aliments qui prennent de la place mais apportent très peu de calories. Les légumes « volume » sont vos meilleurs amis :
- Salade verte et endives (ça croque, et personnellement j’aime bien ce côté croquant)
- Soupes de légumes (vous pouvez les rallonger avec de l’eau si besoin)
- Haricots verts cuits vapeur pour garder leur croquant
- Concombres (excellent rapport satiété/calories)
Purées de légumes verts natures
Vous pouvez en manger à volonté sans compromettre votre déficit calorique. Ça remplit l’estomac, ça apporte des fibres et des micronutriments, et ça vous aide à tenir jusqu’au prochain repas.
Principe 6 : Ajustez en fonction de vos résultats, pas d'un calcul théorique
Votre métabolisme est unique. Les calculateurs en ligne ne donnent qu’une estimation, et elle peut être complètement à côté de la plaque pour vous.
Certaines femmes vont sécher à 2000 kcal par jour, d’autres à 1400 kcal. Ça dépend de votre historique alimentaire, de votre activité physique, de votre génétique, et de plein d’autres facteurs qu’aucun calculateur ne peut prédire avec précision.
Alors oubliez les chiffres théoriques. Observez ce qui se passe réellement sur votre corps. La balance et le miroir sont vos meilleurs indicateurs.
Si vous stagnez deux semaines d’affilée : retirez une demi-portion de féculents au repas le plus éloigné de votre entraînement. Attendez deux semaines. Si ça ne bouge toujours pas, retirez l’autre moitié et ajoutez une demi-portion de protéines.
Si vous perdez trop vite (plus de 1% de votre poids par semaine) : ajoutez légèrement plus de féculents, surtout autour de l’entraînement. Vous voulez perdre du gras, pas du muscle.
Principe 7 : Dormez suffisamment pour optimiser la perte de graisse
Vous comprenez maintenant l’importance d’avoir suffisamment de sommeil quand on est en sèche. Si vous essayez de perdre de la masse graisseuse mais que votre corps ne récupère pas, il va faire exactement l’inverse de ce que vous voulez : conserver le gras et brûler du muscle.
Le manque de sommeil augmente le cortisol, l’hormone du stress, qui favorise le stockage des graisses. Il diminue aussi votre sensibilité à l’insuline et perturbe les hormones de la faim. Résultat : vous avez plus faim, vous stockez plus facilement, et vous perdez du muscle plus rapidement.
Pendant le sommeil, votre corps répare vos tissus musculaires. C’est là que la récupération se fait vraiment. Sans ça, vos entraînements servent à moitié.
Visez 7 à 8 heures de sommeil par nuit minimum. Oui, je sais que c’est parfois compliqué avec le boulot, les enfants, la vie sociale. Mais c’est l’un des leviers les plus sous-estimés d’une sèche réussie. Si vous devez choisir entre une heure de cardio supplémentaire et une heure de sommeil en plus, choisissez le sommeil.
Prenez soin de votre corps comme d'un allié
Le déficit calorique reste la base de toute sèche. Mais vous n’avez pas besoin de peser chaque aliment et de compter chaque calorie pour obtenir des résultats.
Appliquez ces 7 principes progressivement. Créez un déficit modéré, gardez votre musculation et vos protéines, contrôlez la vitesse de perte, remplissez-vous de légumes, ajustez selon vos résultats réels, et dormez suffisamment.
Observez ce que votre corps vous dit. Il vous parle à travers votre niveau d’énergie, votre performance à la salle, votre humeur, et bien sûr les résultats dans le miroir.
La sèche la plus efficace n’est pas celle qui donne les résultats les plus rapides. C’est celle que vous pouvez tenir sur la durée, sans sacrifier votre santé, votre énergie, ni votre bien-être.




